3.1 L'identification des plantes et la littérature
Tel que mentionné précédemment, bien que la littérature contienne plusieurs références
indiquant le besoin d'identification des plantes pour l'industrie, très peu d'information
traitant en détails de ce processus a pu être retrouvée. On retrouve dans la littérature
traitant de la question de l'identification (le tout étant résumé dans le tableau de
comparaison présenté dans cette section) beaucoup de chevauchement, résultat fort
probable des références croisées considérables sur le sujet. Dans tout ce matériel, une
variété de thèmes communs émerge qui sont repris dans l'organisation des tableaux de
comparaison. Parmi les thèmes clés qui sont repris de façon récurrente, on peut
retrouver:
Personnel et formation
Les besoins de formation, d'entraînement et d'expérience pratique nécessaires
pour permettre aux producteurs et aux cueilleurs une identification appropriée des
végétaux qu'ils produisent et récoltent, sont mis en évidence dans les documents.
Il est également reconnu qu'il existe un manque de personnel qualifié dans
l'usage de procédures plus techniques d'identification des plantes (ex. techniques
organoleptiques) une fois que ces produits ont subi une première transformation
et sont passés à un niveau plus en amont dans la chaîne de valorisation.
Matériel de propagation
Les références traitant du matériel de propagation en fonction de l'identification
des plantes, signalent que l'identité botanique se doit d'être vérifiée. Le document
produit par l'OMS demande également que le nom du fournisseur du matériel soit
enregistré.
Récolte, cueillette et acquisition de matériel d'une tierce partie
Le matériel doit être vérifié lors de la récolte, de la cueillette et de l'acquisition
tout en étant attentif aux risques de contamination par des espèces non-ciblées.
Si plus d'une méthode d'identification est utilisée, les résultats se devront d'être
consistants avant d'assumer qu'une identification précise a eu lieu.
Transformation primaire
Le document de l'OMS recommande que l'identification soit à nouveau confirmée
avant que ne soit effectuée toute transformation, puisque les difficultés
d'identification du matériel sont accrues suite à une transformation. Les
documents de l'EUROPAM sur les BPA et BPRMN insistent également sur le fait
qu'une personne doit avoir la responsabilité d'effectuer des vérifications lorsque le
produit passe à l'étape d'une première transformation. Les BPM de Santé Canada
demandent que des numéros d'identification soient disponibles à ce stade, et que
les étiquettes soient soigneusement apposées pour éviter toute mauvaise
identification du matériel.
Emballage
Un système de contrôles doit être mis en place pour éviter toute contamination
avec des matières étrangères. L'étiquetage doit être clair et contenir le nom
scientifique de la plante.
Entreposage et transport
Des précautions doivent être prises lors de l'entreposage afin de prévenir un
mélange des matériaux. L'usage d'un numéro unique doit permettre l'identification
du lot, du lot de fabrication et de l'envois.
Documentation
Tous les lots de fabrication, lots et envois doivent avoir un numéro qui leur est
assigné tôt dans le processus et qui demeurera avec eux dans leurs
déplacements le long de la chaîne de valorisation. Un échantillon de chaque lot
de produit fini doit être conservé ainsi qu'un spécimen représentatif de la plante
utilisée. Le nom de la personne identifiant le matériel doit être enregistré. Des
photos du matériel devraient être prises. Les documents doivent être conservés
pour une période de temps suffisante (jusqu'à 5 ans).